| Nous avons assisté à la naissance de l’œuvre de l’artiste Jean Le Gac, commémorant les événements tragiques de juin 1907 à Narbonne. Ce dyptique est exposé tout l’été à la chapelle des Pénitents Bleus, entouré de photos d’époque. |
Jean Le Gac : « Aborder l’Histoire est dangereux… » |
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Né dans le faubourg minier d’Alès (Gard), en 1936, élevé sur le carreau de Carmaux, puis à Albi (Tarn), Jean Le Gac a été professeur de dessin avant d’aborder une carrière de plasticien par le truchement d’un double de lui-même dit « LE peintre ».
Assimilé dans les années 1970 au Narrative Art, il a exposé ou est intervenu dans des manifestations internationales telles que la Dokumenta de Kassel, la Biennale de Venise ou encore au Guggenheim Museum de New York. Il a été l’hôte de la galerie Templon (Paris) ainsi que du Centre Pompidou (1978). Beaubourg possède une vingtaine de ses œuvres, visibles aussi à travers plusieurs fonds régionaux d’art contemporain.
Entre autres commandes publiques, il a réalisé des peintures murales ornant notamment la cellule du Masque de Fer aux îles de Lérins.
Son diptyque de 4X2 m dévoilé à Narbonne correspond à une commande de la ville. J. Le Gac est par ailleurs proche de Jean-Michel Meurice, lui-même artiste contemporain lié à l’histoire du mouvement Supports - Surfaces, et résident à Bages, non loin de Narbonne.
« Aborder l’histoire avec un grand « H » est dangereux pour l’artiste, le risque étant que le sujet éclipse la peinture… », dit Jean-Le Gac. L’installation de son œuvre est encadrée par des documents photographiques d’époque dus à Henri Sallis (1867-1927), mémoire photographique de Narbonne réunie dans la collection Bouscarle.