Du vin changé en eau pour l’Afrique |
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Propriétaire de 7,5 ha de vignes dans le vignoble du Quatourze, la ville de Narbonne a eu l’idée d’en tirer un cru vendu au profit de la construction de châteaux d’eau au Burkina Faso.
Ecouter Jean-Marie Lignères
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Penser globalement, agir localement. CQFD. Narbonne représente une culture plus que bimillénaire du vin. Aucun ingrédient ne manque dans la mise en place d’une chaîne de compétences pour viser l’excellence du cru municipal à vocation solidaire. Car l’opération constitue en soi une vitrine des savoir-faire viticoles languedociens. Quatre cépages : carignan, grenache, syrah et mourvèdre ont été sélectionnés. Vinification et élevage ont été confiés à la Cave Coopérative des vignerons d’Ambrosia. Des fûts en chêne neuf ont été produits par la tonnellerie Boutes, maison centenaire. L’Horreum romain, à l’hygrométrie parfaite et constante, s’imposait enfin pour accueillir le vin. Restait à créer l’étiquette. Le cru a manqué s’appeler Rusticus 446, du nom du premier archevêque de Narbonne en 446 de notre ère. Quand l’étincelle a jailli.
Narbo, le nom originel de ce qui deviendrait la première colonie romaine fondée en – 118 signifie : « lieu des eaux » ! Voilà, c’était trouvé. Ainsi naquit le Narbo 118. Selon son parrain, le sommelier Jacques Orthon : « Des notes de fuits noirs bien mûrs, de vanille et de réglisse…Beaucoup de fraîcheur et d’élégance ». Elégance et générosité.